Polémique sur l’éducation sexuelle: Pourquoi l’intox de l’imam Dicko ne passera pas?

L’imam Dicko qui a tenu un meeting contre l’avis général du HCIM qu’il dirige sait bien comment il a obtenu ces documents de l’atelier de Segou qu’il a brandis et sur lesquels il sait qu’il est entrain de véhiculer de l’intoxication grossière. En fait ces documents issus des différents ateliers de Segou où les spécialistes sont regroupés depuis le mois de juillet sont soumis à des travaux de groupe qui les epulchent avant qu’ils ne soient exposés en plénière pour leur évaluation.
Ces documents portent sur de nombreux autres sujets, comme les valeurs de la famille, les méfaits des réseaux sociaux, le rôle des parents, le respect des valeurs, le droit des enfants destinés à donner des informations saines aux enfants sur leur sexualité. Tous les documents, maladroitement brandis par l’imam pour choquer l’opinion, sont envoyés pour un examen du cabinet ministériel où ils recevront des réglages nécessaires pour être conformes à la pratique de nos valeurs et coutumes. Et c’est après tout ce travail de toilettage que les modules conçus à partir de ces discussions techniques sont envoyés pour un examen définitif au cours d’un atelier de validation à Bamako en présence de tous les acteurs concernés pour leur adoption.
Au cours de cet atelier de validation, qui est prévu au Centre Aoua Keita, les religieux et les autorités traditionnelles, comme les spécialistes de l’éducation, les modules sont soumis à l’appréciation de tous. Voilà pourquoi le ministre de l’éducation à dit avec justesse que “tout ce que nous faisons intégre nos valeurs”.
Avant la fin du processus de validation, extraire les documents, qu’il a brandis, avant même qu’ils n’atteignent la phase de leur évaluation, et en faire un usage sélectif et vicieux, relève à la fois de la pure intoxication, destinée plutôt a le servir a dessein.

“Allah Ka tchin dème”.

Guindo Youssouf

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