Lutte contre les maladies zoonotiques au Mali : Le projet ‘’Kénéya Kelen’’ lancé !

Le jeudi 7 février au Parc National, la ministre de l’Elevage et de la Pèche, Mme KanéRokiaMaguiraga, a procédé au lancement officiel du projet ‘’KénéyaKelen’’ (une seule santé ou encore Farmer-to-farmer). L’évènement a enregistré la présence du représentant de Catholic Relief Service(CRS) résident au Mali, Bangre Moussa Dominique, du chargé d’Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis au Mali, Gregory L. Garland et d’autres invités de marque.

Le jeudi 7 février  au Parc National, la ministre de l’Elevage et de la Pèche, Mme Kané Rokia Maguiraga, a procédé au lancement officiel  du projet ‘’KénéyaKelen’’ (une seule santé ou encore Farmer-to-farmer). L’évènement a enregistré la présence  du représentant de Catholic Relief Service(CRS) résident au Mali, Bangre Moussa Dominique, du chargé d’Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis au Mali, Gregory L. Garland et d’autres invités de marque.

Accroître la capacité du Mali à détecter rapidement les zoonoses et contribuer à améliorer la capacité de réponse des services vétérinaires. Tel est l’objectif de ce projet financé à hauteur de 3,5 millions de dollars par le gouvernement américain à travers l’USAID. Ce projet, d’une durée de trois ans (2018-2021),  couvrira essentiellement les régions de Kayes, Sikasso et Mopti.

Dans son intervention, M.Bangre Moussa Dominique, a d’abord le contexte qui justifie l’élaboration de ce projet. Un projet, dont la composante assistance technique volontaire unique, s’appuierait de manière stratégique sur l’utilisation d’experts techniques maliens/locaux, régionaux et américains.

Selon lui, le CRS en charge de la mise en œuvre de cette composante sera en  collaboration avec les services vétérinaires décentralisés des Ministères de l’Elevage et la Pêche, de la Santé et de l’Hygiène Publique ainsi que les laboratoires de Santé Publique et la Plateforme Nationale « Une Seule Santé ».

A sa suite, le représentant de l’Ambassadeur des USA au Mali, a soutenu que ce projet est au cœur des relations étroites de collaboration que le Mali  et les États-Unis continuent d’entretenir dans le secteur de la Santé.

Cette collaboration autant bénéfique pour le Mali, explique l’ambassadeur Garland, pose des actions permettant de  prévenir la propagation de cinq maladies infectieuses et dangereuses qui mettent en danger la vie des animaux et des humains.  Il s’agit, précise-t-il,  de  la Rage, l’Anthrax, la Grippe Aviaire, les Fièvres Hémorragiques et la Tuberculose bovine.

Selon lui, ce projet améliore la capacité des bergers, des éleveurs, des vétérinaires et des biologistes maliens à détecter ces cinq maladies zoonotiques prioritaires chez les animaux domestiques, notamment, les bovins, les moutons et les chèvres.

L’occasion pour lui de préciser que  dans le cadre du projet KénéyaKelen   il s’agira spécifiquement  d’augmenter le nombre d’animaux domestiques diagnostiqués à Kayes, Sikasso et Mopti pour les cinq pathologies prioritaires du gouvernement. Un accent particulier, dit-il, sera mis sur la réduction du temps de transport des échantillons aux  laboratoires ainsi que sur la multiplication des laboratoires d’analyses.

Par ailleurs, M. Garland a souligné que  plus de 75% des maladies infectieuses émergentes sont d’origine animale et que les récentes épidémies humaines au Mali et en Afrique occidentale sont d’origine animale, y compris l’Ebola.

Pour sa part, la ministre de l’Elevage et de la Pêche, dira que ce projet visant le renforcement des laboratoires vétérinaires et les systèmes de surveillance des animaux dans les régions de Kayes, Mopti et Sikasso vient à point nommé.

Plus loin dans son intervention, la ministreMaguiraga est revenue sur les grandes préoccupations de son département, à savoir le renforcement des capacités en surveillance épidémiologique des vétérinaires sur l’ensemble du territoire national.

Par Mariam SISSOKO

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