Développement du tissu industriel au Mali : L’ONI à pied d’œuvre !

Le conseil d’administration de l’Observatoire Nationale pour l’Industrie a tenu le jeudi 28 février sa deuxième session. L’ouverture des travaux était présidée par le ministre en charge du Développement Industriel et de la Promotion des Investissements, Moulaye Ahmed Boubacar, avec à ses côtés la directrice de l’ONI, Mme Traoré Niamoye Baby. Selon la directrice de l’ONI, le projet de budget prévisionnel de 2019, est à l’ordre de 400 millions de FCFA

Faire le point de la mise en œuvre  des recommandations de la 1ère session, examiner le rapport d’activités 2018 ainsi que les projets et programmes d’activités et du budget au titre de l’année 2019, tels étaient entre autres points inscrits à l’ordre du jour de cette 2ème session ordinaire de l’Observatoire Nationale pour l’Industrie (ONI).

En effet, créée en décembre 2017, l’Observatoire Nationale pour l’Industrie est un établissement public à caractère scientifique et technologique. Elle a pour mission d’entreprendre des études prospectives ou d’évaluation et de mener des recherches en vue de promouvoir le développement industriel.

« Votre participation à cette session dénote de votre volonté sans faille d’accompagner les initiatives sectorielles et de jouer pleinement votre rôle d’orientation et de contrôle dans le cadre de la réalisation des objectifs assignés à l’Observatoire » a déclaré le ministreMoulaye Ahmed Boubacar.

Ensuite, il a rappelé que l’ONI est une réponse à un déficit d’informations et de données statistiques permettant d’accroitre l’investissement, de développer le tissu industriel afin de booster l’industrialisation du Mali.

Selon toujours le ministre du Développement industriel, des études spécifiques pourraient aussi être menées à la demande du secteur privé et des organisations faitières pour mieux cerner la problématique et les enjeux de leurs domaines d’activités respectifs, en vue d’y apporter des solutions idoines. « L’Industrialisation reste le moteur de développement dans tous les pays du monde et le secteur privé en est le fil conducteur » a-t-il déclaré, tout en soulignant qu’elle est basée essentiellement sur une politique globale tenant compte du contexte national, régional et mondial.

Selon lui, cette politique concerne aussi l’ensemble des mesures gouvernementales visant à renforcer la compétitivité et les capacités des unités industrielles en vue d’un changement quantitatif. Sa mise en œuvre poursuit, t-il, se doit d’être inclusive, d’où la nécessité d’impliquer tous les acteurs du secteur privé, de la société civile et des organisations faitières.

Pour sa part, Mme Traoré Niamoye Baby, a passé en revue les résultats déjà engrangés par sa  jeune structure. Selon elle, l’ONI a pu mettre en œuvre des outils de gestion et de gouvernance. Il s’agit, dit-elle, du processus d’élaboration du manuel de procédure, l’accord d’établissement et le cadre organique.

Après avoir jugé satisfaisants, les résultats de l’exercice 2018, elle dira que le projet de budget prévisionnel de 2019, est à l’ordre de 400 millions FCFA. Elle a, aussi précisé que le budget de 2018, était juste opérationnel.

Par Moïse Keïta

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