REVISION CONSTITUTIONNELLE : Le PM maintient la création d’un Parlement bicaméral

Soumeylou Boubeye MAIGA, Premier ministre malien. Crédit photo © Boub´s SIDIBE

Les premières assises de l’alliance « Ensemble pour le Mali » (EPM) se sont tenues le samedi. C’était l’occasion pour le Premier ministre d’annoncer la date du référendum, mais aussi le maintien dans la nouvelle constitution la création de deux chambres à l’Assemblée nationale.

Le Parlement malien aura deux chambres à l’issue de la révision constitutionnelle. C’est le Premier ministre Soumeylou Boubèye qui l’annonce. Selon lui, la révision constitutionnelle est une exigence pour trois raisons. D’abord, dans l’application de la Constitution actuelle, tous les acteurs s’accordent sur les tares qu’elle comporte. Ensuite, la crise que le pays a connue a permis de voir toutes les limites de cette constitution. Enfin, la nécessité de l’accommoder avec l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger. Le Premier ministre estime que le Mali tire sa force de sa diversité. C’est la raison pour laquelle il a indiqué que le processus de réforme doit être le plus inclusif possible. A ce titre, Soumeylou Boubèye Maïga annonce une vaste opération de rencontre avec l’ensemble des sensibilités pour trouver le cadre idoine pour encadrer la révision constitutionnelle. Parlant de cette révision, il informe la mise en place très prochaine d’un comité d’experts. Et espère que le scrutin référendaire se tienne en début du mois de mars. Concernant les réformes, il a mentionné le bicamérisme qui, pour lui, doit permettre à toutes les sensibilités du pays d’être représentées dans les deux chambres (Assemblée nationale et Sénat). Aussi, le PM pense que l’idéal serait que le mandat de l’Assemblée nationale actuelle se limite à 6 mois, comme indiqué.

Convaincu que seuls le dialogue et le consensus peuvent permettre aux Maliens de se retrouver, l’orateur a affirmé qu’il faut faire en sorte que chacun se sente écouté.

Un peu avant lui, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali, Mohamed Saleh Annadif, a soutenu que la révision constitutionnelle constitue la colonne vertébrale et fait aussi partie des péripéties de la démocratie. Il pense qu’une révision constitutionnelle suscite toujours des interrogations, des incompréhensions et parfois même des passions. Mais, dit-il, une constitution est faite pour une époque. Après la crise que le pays a connue, il est impératif qu’il y ait des ajustements. Partant, Annadif s’est dit persuadé qu’une révision constitutionnelle est un acte politique majeur dans la vie d’une nation. Pour ce faire, il plaide pour une approche consensuelle dans sa mise en œuvre.

Le président de l’EPM, Bocari Tréta, pour sa part, a indiqué que les premières tentatives de révision constitutionnelle ont toutes connu des difficultés et ont été abandonnées. « Cette fois sera la bonne », conclut-il.

Harber MAIGA

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