Quand Mamadou Igor DIARRA frise le ridicule.. Boubou CISSÉ le remet dans ses souliers

Récemment sur une radio de la place, l’ex-ministre de l’Economie et des Finances, Mamadou Igor Diarra, un potentiel prétendant à la magistrature suprême du Mali, a exprimé son inquiétude quant à la capacité de l’Etat à mobilisé les ressources financières nécessaires pour les élections prochaines. Quelques jours après, son successeur, l’actuel ministre de l’Economie et des Fiances Boubou Cissé, a saisi l’opportunité dans le cadre d’une conférence de presse tenue à son département pour recadrer son ainé et lever tout doute sur la capacité de l’Etat à financer les élections et cela même sans l’appui d’aucun partenaire technique et financier en termes de ressources financières.Les élections présidentielles de juillet prochain constituent le défi principal du gouvernement du Mali. Cependant, malgré les assurances du président de la République ainsi que de son premier ministre, bon nombre d’observateurs politiques doutent déjà sur la capacité du gouvernement d’organiser une élection libre, transparente et acceptable de tous.

Parmi les plus sceptiques, l’on peut aujourd’hui citer l’ex-ministre de l’Economie et des Finances, Mamadou Igor Diarra. Ce dernier a exprimé son inquiétude récemment sur une radio de la place quant à la capacité de l’Etat à mobiliser les ressources financières nécessaires pour les élections prochaines. Il soutient n’avoir entendu aucun partenaire technique financier se prononcer pour le financement des élections et que la trésorerie de l’Etat est asséchée.

Interrogé sur son point de vue par rapport à cette inquiétude de son prédécesseur, l’actuel ministre de l’Economie et des Finances, Boubou Cissé se dira d’abord très étonné que cela soit dit de la part d’un ancien ministre et de surcroit de celui qui gérait l’hôtel des Finances (supposé connaitre la structure du budget d’Etat mais aussi la capacité de mobilisation de l’Etat en termes de recettes).

L’occasion a été opportune pour Dr Boubou Cissé de rappeler que 45milliards de FCFA ont été budgétisés dans la loi des finances 2018 et que la capacité de mobilisation de recettes de l’Etat frôle les 1800milliards de FCFA. « Même si on n’a pas d’appui de la part de nos partenaires techniques et financiers, l’Etat est en mesure d’assurer le financement de ces élections » a-t-il donné comme assurance, avant d’ajouter que 45 milliards sont insignifiants par rapport à la capacité de mobilisation de recettes de l’Etat. Et ce, au regard du fait que dans la lettre de mission donnée au Premier ministre la priorisation des élections est un point important. Ainsi, soutient-il, l’objectif premier du gouvernement est d’aller vers l’organisation d’ élections transparentes et crédibles. « Je ne vois pas en quoi un ancien ministre des Finances se préoccuperait ou s’étonnerait jusqu’à dire qu’il ne serait pas possible de financer ce montant » s’est-il étonné. Et de conclure, le sourire aux lèvres, que l’Etat pourrait financer même dix fois plus, soit 450 milliards de FCFA.

Par Moïse Keïta

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