Par crise de jalousie un menuisier poignarde son voisin à Banconi : Tenimba Diarra, témoin de la scène pique une crise et meurt !

Le dimanche 18 novembre dernier, Boubacar Sacko, menuisier de son état, troublé par la jalousie a poignardé par couteau son voisin, Ousmane Diallo à Banconi Zèkènèkorobougou (Commune I). Pour avoir vécu cette scène horrible, Ténimba Diarra, l’innocente, n’a pas pu contrôler sa pulsion cardiaque et pique une crise suite à laquelle elle ne se réveillera plus !

Un blessé grave, une défunte et toute une famille endeuillée. Tel est le bilan de la crise de jalousie d’un menuisier du nom de Boubacar Sacko, vivant à Banconi Zèkènèkorobougou.

Le moins que l’on puisse dire est que cette histoire restera longtemps gravée dans les mémoires. Peut-être qu’elle servira de leçon-model pour les psychothérapeutes au profit de leurs patients atteints de jalousie grave.

La jalousie est parfois perçue comme un signe d’amour. Cependant quand celle-là excède, elle devient de la ‘’ folie’’. Cette folie peut conduire au drame avec des effets collatéraux graves. Comme ce fut le cas, ce dimanche 18 novembre à Banconi Zèkènèkorobougou.

En effet, tout est parti d’une simple observation, devenue par la suite de la suspicion pour en découler sur une relative atteinte à son orgueil d’homme.

Le menuisier Sacko n’était pas amoureux du bois seulement (matière principale de son ouvrage), mais de sa femme aussi. Mais à la différence du bois, il doutait de la sincérité matrimoniale de sa conjointe, au point de l’accuser d’infidélité avec son voisin direct, Ousmane Diallo, employé de commerce. Dans la persuasion profonde de Boubacar Sacko, il n’y a aucun doute là-dessus, le sieur Diallo était l’amant de sa femme. Dominé par la jalousie, il ne cherchera pas à aller au-delàs des premières intuitions. Sans chercher autre forme de procès, il décide de répudier sa femme de son domicile. Malheureusement cela n’était pas la solution. D’ailleurs quelques temps seulement après, il s’est rendu compte de la grandeur de son lit pour lui seul et commença à ressentir fortement à la fois le vide laissé par l’absence de sa conjointe. De ce fait, son chagrin ainsi que son orgueil d’homme se combattent dans son fond intérieur. Pour réparer le tort, il n’a pas pensé à faire recul pour faire retourner sa dulcinée dans le foyer conjugal, mais plutôt à régler le compte à son voisin Diallo, qu’il considérait comme la source de tous ses maux.

C’est ainsi que le menuisier Sacko ne cessait de réfléchir sur comment faire la peau à celui-ci. A force de réfléchir, il met en place son plan d’assassinat. Tenté par le diable, il passe à l’acte le dimanche 18 novembre dernier, mais sans succès. Tout simplement, car les Dieux du mal n’étaient pas avec lui. Pour preuve, sa cible, même poignardée survivra.

Les faits !

« Le dimanche 18 novembre dernier, je partais répondre à une invitation de bétonnage du chantier d’un ami à Banconi Zèkènèkorobougou» a confié M. Diallo. Arrivé sur place, au moment où les ouvriers étaient à fond sur le chantier, son téléphone sonna. Ainsi pour s’éloigner des bruits des travaux, Ousmane Diallo décide de se mettre à l’écart pour répondre à son appel. Il ne se doutait de rien. Pourtant sur le même chantier se trouvait celui qui l’accusait de flirter avec sa femme, à savoir le menuisier Sacko. Qui était présent pour des travaux de coffrage du bâtiment de son ami. Lorsque le sieur Diallo était donc au téléphone, sa quiétude fut perturbée par les cris d’alerte d’une voix féminine. « Regarde derrière toi ! Regarde derrière toi ». Selon ses propres témoignages à la police, c’est suite à ses cris d’alerte, qu’il se retourna.

« J’ai vu Boubacar tout prêt tenant un couteau en main. Malheureusement, c’était trop tard » reconnaît Ousmane Diallo. Tout simplement, par ce que la lame du couteau était déjà pointée sur lui. Deux coups de couteau, voilà ce qu’a reçu le pauvre à son dos. Le bourreau croyant accompli son acte se retourna, laissant Ousmane Diallo giré dans le sang.

Heureusement pour lui, il sera transporté d’urgence à l’hôpital du Mali, sis à Missabougou. Une prise en charge rapide lui a permis de se remettre sur les jambes.

Ténimba Diarra, pique une cardiaque et meurt à cause de la cruauté de la scène !

Cette dame, qui a crié en alertant M. Diallo de se retourner a été sévèrement affligée par la tentative d’assassinat du menuisier Sacko, qui a poignardé au dos à deux reprises sa victime. Témoin oculaire de toute la scène Tenimba Diarra, puisqu’il s’agit d’elle, n’a pas pu retenir ses pulsions cardiaques et tombe dans la paume. Elle a été vite transportée au CSREF de Korofina en commune. Mais, malheureusement elle n’aura pas la même chance que la victime, car elle ne se réveillera plus.

Ayant perdu sa chère épouse, par la faute d’un crime jaloux justicier, le mari de feue Tenimba Diarra a introduit une plainte au niveau du Tribunal de Grande Instance de la commune I, contre Boubacar Sacko. Qui est actuellement en garde à vue au commissariat du 6ème arrondissement en attendant d’être transféré à la Maison d’Arrêt de Bamako Coura où il n’aura plus d’accuser ou poignarder quelqu’un par jalousie.

En attendant il aura le temps de se rendre compte qu’à cause de sa folie, il a perdu sa femme, tué la femme d’autrui, et finira sa vie à coup sûr dans le noir. Contrairement à sa victime, qui vaquera à ses affaires.

A noter, qu’il y a neuf mois de cela, M. Diallo avait été sérieusement tabassé par ce menuiser avec du pilon. Ah, jalousie, une maladie incurable !

 

Fatoumata Coulibaly

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