MARCHE POUR LA TRANSPARENCE DES ÉLECTIONS AU MALI : La Plateforme EPM démonte les argumentaires de l’opposition

Les responsables de la plateforme ensemble pour le Mali (EPM) ont battu en brèche les arguments de l’opposition relatifs  aux velléités du régime d’user les voies de la fraude  à l’issue de l’élection. Les responsables de la plateforme ont soutenu que toutes les demandes  de  l’opposition ont été satisfaites. C’était  le mardi 5 juin à la maison de la presse.

Ce mardi 5 juin 2018, les responsables de la plateforme ensemble pour le Mali soutenant la réélection du président de la République du Mali étaient  face à la presse. L’objectif : répondre à l’opposition suite à la répression de la marche et donner des éclaircissements sur l’implication de l’opposition.

Dans son intervention, Dr. Bocary Tréta, président de la Plateforme ensemble pour le Mali (EPM) a rappelé que le Gouverneur du District a accusé réception, le 30 mai 2018 dans la soirée, de la demande de marche de l’opposition. Appréciant les prétextes avancés, poursuivra-t-il, le colonel  Débérékoua Soara, a opposé une fin de non-recevoir et interdit la marche en raison de l’état d’urgence.  « C’est dans ces conditions, et assumant toute la responsabilité politique et judiciaire que l’opposition a appelé ses militants à défier la légalité  et à braver les forces de l’ordre. », a-t-il  fait remarquer, tout en  réaffirmant leur engagement à défendre les acquis démocratique.  « Nous ne dénions pas à nos camarades le droit de marcher pacifiquement dans les conditions prévues par la Constitution et les lois de la République. Si tel était le cas, les partis membres la plateforme ‘’Ensemble pour le Mali (EPM) seraient au premier rang, au coude-à-coude, avec l’opposition, comme en février 2017 suite à l’attentat du MOC, pour dénoncer. Nous nous sommes battus hier pour ces acquis démocratiques. Nous continuerons à défendre ces acquis pour tous », a précisé Dr.  Bocary Tréta.

Par ailleurs, Dr. Bocary Tréta a donné quelques éléments  sur l’encadrement juridique du droit de la manifestation  et les conditions d’application de  l’état d’urgence.

M. Tréta a souligné que l’article 5 de la Constitution consacre la liberté de manifestation .Cependant, il a précise que la loi n°87-49/AN-RM du 10 août 1987  relative à l’état d’urgence indique clairement à son article 7 : « La déclaration de l’état d’urgence donne pouvoir à l’autorité administrative compétente : de réglementer ou interdire la circulation des personnes, des véhicules, ou bien des biens dans certains lieux et à certaines heures ;d’instituer des zones de sécurité où le séjour dans tout ou partie d’une ou plusieurs circonscriptions visées à l’article 6, à toute personne cherchant à entraver de quelques manières que ce soit l’action des pouvoirs publics ; d’interdire , à titre général ou particulier, tous cortèges, défilés, rassemblements et manifestations sur la voie publique », a-t-il déclaré. Si l’on en croit Bocary Tréta, l’opposition malienne n’était pas en phase avec la loi. « La légalité en la matière ne plaide pas en faveurs de nos camarades de l’opposition », a-t-il martelé.

Des argumentaires battus en brèche

Au sujet des raisons invoquées par l’opposition pour marcher, les responsables de la Plateforme ensemble pour le Mali (EPM) estiment que l’opposition n’a pas d’arguments sérieux et crédibles. A en croire Bocary Tréta, l’Ortm est un média public, naturellement est appelé à couvrir les activités du président de la République comme cela se passe partout dans le monde. « Cela a été ainsi avant IBK, cela sera ainsi après IBK », a-t-il affirmé.

Concernant la transparence des élections, le président du tisserand a d’abord félicité le gouvernement qui, selon lui, a accédé à toutes les demandes de l’opposition. « Toutes les propositions et recommandions de l’opposition relatives à la bonne organisation de l’élection ont été prises en compte  par le gouvernement. La loi électorale est essentiellement celle de l’opposition », a-t-il déclaré, tout en précisant qu’à la demande de l’opposition, il y au eu l’audit du fichier électoral ; la suppression des cartes Nina ; la prise en charge de ses représentants dans les bureaux de votes. Et Dr. Tréta de préciser que le fichier électoral ne souffre d’aucune irrégularité. «  Malgré tout, l’opposition met en doute la moralité des organisateurs. », a-t-il regretté. Et de laisse entendre que l’opposition est dans une posture de crier victoire avant le scrutin « Aucune élection n’est gagnée à l’avance », a-t-il soutenu.

A noter que cette conférence a enregistré la présence  de Mamadou Bakary Sangaré CDS Mogotigi ; Assarid Ag Imbarcaouane de l’Adema/pasj; Moussa Timbiné, président de la Jeunesse  ensemble pour le Mali ; Mme Diarra Nandy Touré, présidente des femmes de la Plateforme ensemble pour le Mali ainsi que de nombreux militants.

 

B. SIDIBE

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