Mali 1er producteur de Coton en Afrique : Les raisons d’une ascension

1 million 330 balles de fibre blanche, soit 90 000 balles de plus que l’an dernier. Telle est production cotonnière du Mali qui vient de se hisser à la première place devant le Burkina-Faso. Ce résultat engrangé par le Mali est le fruit de la  volonté politique des autorités actuelle qui ont mis de bouchées double afin le pays récupère sa place d’antan. De 2013 à 2017, l’Etat a  augmenté   la subvention des engrais, mis en œuvre d’une politique de pluies provoquées et fixé un prix incitatif de 250 f le Kilo aux cotonculteurs.
Les efforts conjugués par l’état et les acteurs du secteur au cours de la dernière saison 2016/2017 ont placé le Mali premier producteur d’Afrique devant le Burkina Faso. Environ 1 million 330 balles de fibre blanche, soit 90 000 balles de plus que l’an dernier, ont été produite cette année selon les estimations du département américain à l’agriculture, l’USDA.

A en croire l’USDA, le Burkina Faso n’a pas produit plus d’un million 300 balles, 10 000 de moins que l’an dernier et 30 000 de moins que le Mali.

« Cette chute du Burkina est partielle liée à la sécheresse et le manque de soins apportés au coton. Depuis l’abandon des semences OGM, qui ne donnaient pas une aussi belle qualité de fibre, mais qui avaient un insecticide intégré, les cultivateurs ont dû revenir au coton conventionnel ».

S’agissant des semences et autres intrants agricoles, l’Etat et ses partenaires ont approuvé des efforts louables.
« La production réalisée en 2016- 2017 est de 647 300 t contre 480.541 en 2013 -2014 soit une augmentation de 25,76 % au cours de la période 2013—2017. cette augmentation est notamment imputable au maintien et à l’augmentation du montant de la subvention des engrais par l’état, à la mise en œuvre d’une politique de pluies provoquées, au paiement à temps des recettes coton de la campagne précédente, et la fixation d’un prix incitatif aux producteurs à 250 FCFA le Kilogramme de coton graine de 1er choix. Ces nombreux efforts fournis par les plus hautes autorités maliennes ont permis au pays de doubler sa production », selon le rapport bilan de 4ans d’IBK.

A cela, il convient d’ajouter les superficies emblavées pour la production de coton au cours de la même période ont également évoluées passant de 480.541 ha en 2013- 2014 à 629.753 ha en 2016—2017 soit une augmentation de 23,69%.

« Cette augmentation des superficies exploitables en faveur de tous les producteurs cotonniers du Mali est l’effet de la politique de renforcement des équipements agricoles mise en place par le Président de la république en 2016 (motoculteurs, charrues, semoirs simples et motorisés, batteuse, etc.) et de 1234 tracteurs en 2015, ce qui fait que le taux d’équipement du monde paysan a atteint les 44,7% pour la traction animale, et 4% pour la motorisation ; et la mécanisation », a révélé le rapport.
Ainsi, il ressort de ces données que cette période a été marquée une intensification de la production cotonnière et surtout une nette augmentation de la productivité du sous-secteur coton.

Cet exploit fulgurant mérite d’être encouragé car il est le fruit d’un travail de synergie et de bonne volonté des acteurs du secteur. Il doit également offrir une opportunité favorable pour soulever les problèmes auxquels cette production fait face à savoir le manque de durabilité et de transformation. Cette transformation du coton qui est limitée par la comatex, doit s’étendre au niveau national afin de servir davantage à la création d’emploi et de lutte contre la pauvreté.

Moussa Mallé SISSOKO

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