L’ŒIL DE LE MATIN : Se transcender pour pouvoir réaliser le Mali de nos rêves

Sécurité, paix, unité, cohésion sociale, justice, équité, excellence… ! Voilà mes vœux pour notre nation au début de ce nouvel an 2019. Et vous pouvez le constater, il s’agit de préalables à l’émergence de tout pays !

Des valeurs que chacun de nous doit s’imposer personnellement pour espérer booster le changement collectif. Nous devons privilégier le dialogue et la synergie d’action à la guéguerre politique qui ne fait qu’accentuer nos divergences inutiles aux dépens de la réconciliation nationale tant souhaitée.

Il n’y a pas de solutions magiques à la paix et au développement. Et même si nous attendions un miracle pour sauver le Mali, nous ne devrions pas oublier que, pour paraphraser le regretté Félix Houphouët-Boigny (père de l’indépendance de la Côte d’Ivoire) lors de la pose de la Première Pierre de la Cité «Riviéra» (Commune de Cocody) le 7 septembre 1970, «un miracle, comme un pari, cela se prépare, cela se conditionne, cela se mesure, cela se décide et cela se réalise à force de volonté et de persévérance».

On ne construit pas un pays émergent en piétinant les valeurs de notre identité culturelle. On ne peut changer notre pays dans le sens souhaité en sacrifiant nos valeurs par complexe. Et cela d’autant plus que, comme le président IBK l’a souligné dans son Message de Nouvel An (faisant allusion à la controverse sur le projet d’Education sexuelle complète dénoncée par certains religieux comme la porte ouverte à l’homosexualité), «rien de durable ne se fera sans s’appuyer sur nos valeurs : la solidarité, la recherche de la cohésion, la convivialité et la tolérance. Ces valeurs sont agressées par les temps. Sauvons-les par la chaîne sacrée, celle de nos mains unies, de notre foi commune».

Ne suivons pas les politiciens dans leurs ambitions personnelles pour la réalisation desquelles ils sont prêts à tout sacrifier, y compris ce pays et son peuple. Suivons nos ambitions et nos convictions. En bons citoyens et en patriotes convaincus, lettrés ou analphabètes, nous avons tous un rêve pour ce pays et une vision pour y parvenir. Ecoutons-nous, confrontons démocratiquement nos idées et nos projets afin de fondre nos rêves.

Nous devons tous être des acteurs engagés et intègres pour mener à bien  cette «transition culturelle et générationnelle» vers la construction d’une citoyenneté nouvelle, vers l’émergence de citoyens qui ne sont pas accrochés seulement à ce que le pays leur doit, mais déterminés surtout à s’oublier pour la construction d’un Etat fort, uni et moderne.

Qu’est-ce que cela apporte aujourd’hui à notre nation, déjà éprouvée par des divisions ethniques orchestrées de l’extérieur, de continuer à contester un président dont la légitimité ne pose plus de problèmes à la majorité des Maliens et qui est reconnue par toute la communauté internationale ?

Pour ne pas alors investir notre énergie et nos bénédictions à parvenir à l’union sacrée en faveur de notre pays.

En effet, la sécurité et la stabilité sociopolitique sont indispensables à la mise en œuvre efficiente de cette vision du chef de l’Etat. «J’ai une conscience aigüe de l’obligation constitutionnelle qui m’est faite d’être et de rester le Président de tous les Maliens, ceux qui m’ont fait l’honneur de m’accorder leurs suffrages comme ceux qui en ont décidé autrement. Je réitère ce soir également mes propos du 22 septembre dernier, à savoir que ma main reste tendue à tous mes compatriotes. Allons tous au rassemblement», a souhaite le président IBK.

«Nous sommes les héritiers d’une grande histoire. Mais nous ne devons pas demeurer seulement héritiers des Grands Hommes, mais les continuateurs de leur œuvre grandiose, des acteurs du monde contemporain. Nous devons avoir confiance en notre capacité collective à relever les défis complexes et inédits que l’histoire impose», a-t-il poursuivi.

Nous avons la capacité de rebâtir ce pays à la hauteur de nos rêves de grandeur et de puissance. Encore faudrait-il que nous ayons la lucidité et le courage de nous remettre en cause personnellement et collectivement. Nous devons-nous transcender pour atteindre le bout du tunnel. «Si nous faisions tout ce que nous sommes capable de faire nous en serions abasourdis», disait Thomas Edison.

Plus que jamais, tous les Maliens doivent se mobiliser pour contribuer à l’accélération de la marche du Maliba, notre Grand Mali !

Moussa Bolly

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