La 3ème édition du Festival « Nuit de N’Tama » au Mali a tenu ses promesses

N'Tama ou Tamani

L’Association Groupe Somanè de Tamani Tradition du Mali (AGSTTM), a organisé, dans la soirée du  vendredi  3 novembre 2017 en face du Stade Mamadou Konaté sis à N’Tomikorobougou, la 3ème édition du Festival « Nuit de n’Tama ». Cette manifestation culturelle visait  à contribuer à la promotion  de l’instrument musical « N’Tama » dans la société malienne.

Connu sous le nom n’Tama ou Tamani au Mali, le tambour est un instrument   musical traditionnel qu’on suspend à l’épaule grâce à une bande de tissu ou de cuir, ces lanières attachées sur tout le pourtour des peaux d’animaux. Cet instrument musical  mandingue résiste encore en dépit de la modernité. Aujourd’hui, il est joué en ensemble et dans plusieurs manifestations culturelles et artistiques en Afrique.

Ainsi, depuis les temps immémoriaux, le  n’Tama est utilisé par les griots pour agrémenter les cérémonies.  En plus de cérémonies, le Tamani est joué pour annoncer de nouvelles à la population.

Aujourd’hui, il  est considéré comme  l’un de plus anciens instruments musicaux les plus utilisés. Il possède une particularité de tonalités et modifiable par tension de peau.

C’est fort de ce constat que l’AGSTTM a décidé de célébrer l’instrument afin qu’il ne tombe pas dans l’oubli.

Cheikna  Sissoko, artiste musicien et initiateur du festival a indiqué que c’est dans le but de valoriser et de promouvoir, cet engin musical traditionnel que l’AGSTTM a organisé cette activité.

« En tant qu’artiste et ingénieur de N’Tama,  j’ai initié ce festival pour contribuer à la valorisation de cet outil dans la société. J’estime que le n’Tama est un instrument qui joue un rôle important dans la musique. Au paravent, on l’utilisait dans le temps pour donner des messages. Avant l’arrivée des medias, les griots se servaient de n’ Tama pour attirer l’attention des gens en vue de relayer des  informations : comme la perte d’un enfant, il est utilisé pour le retrouver. Donc, il est judicieux de préserver cet outil pour les générations futures », a-t-il proposé.

Puis, il s’est empressé  d’ajouter  que le Tamani lui a été légué par son père. Et celui-ci  a hérité de son grand- père. « C’est mon père qui m’a appris à jouer le Tamani. Lui, il l’a hérité de son père. Donc, le N’tama est très symbolique pour moi », a-t-il révélé.

A travers cette soirée, l’association voulait  décompresser  l’atmosphère au moment où les Bamakois sont souvent stressé par l’insécurité.

« La crise que le Mali traverse ne doit pas nous empêcher de détendre l’atmosphère en égayant  les gens. Ce festival  permet également  à la population de découvrir sur scène des artistes musiciens et comédiens du Mali. Voila pourquoi, nous avons choisi la devanture du stade, plein air, pour que cela soit accessible à tout le monde », a déclaré Cheickna Sissoko, Initiateur de l’événement.

Il faut noter que plusieurs artistes et comédiens ont émerveillé le public. Il s’agit notamment du groupe Ko Saba, Master Soumy, Ba Sékou Kouyaté, Babani Koné, SADIO Kouyaté etc.

Moussa Mallé SISSOKO

 

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