EN UN MOT : Dramane Aliou Koné et Moriba Camara Condamnés à 6 mois de prison ferme pour délit de presse !

Le tribunal de Grande instance de la Commune VI a statué lundi dernier 15 janvier 2018, en matière diffamation, dans l’affaire opposant Manassa DANIOKO, président de la Cour constitutionnelle, à Dramane Aliou KONE, Fondateur et Directeur de publication du Journal L’Indicateur du Renouveau (par ailleurs président de la Maison de le Presse) et Moriba CAMARA auteur de l’article incriminé.

Dans sa parution N°2520 du 10 novembre 2017, l’Indicateur du Renouveau avait publié un article signé de Moriba. Dans l’article intitulé : « enrichissement illicite : le président de la Cour constitutionnelle dans le collimateur du Végal », l’Indicateur annonçait que dans le dernier rapport du Vérificateur général du 12 octobre 2017, Manassa Danioko s’est octroyée une indemnité irrégulière de trois millions sur la régie d’avance.

Suite à ses allégations, la Cour constitutionnelle, après un démenti par voix de communiqué officiel, a porté plainte contre le journal pour diffamation. En effet, le rapport 2015 du du Vérificateur Général, publié en 2017 porte sur la vérification des dépenses liées aux élections présidentielle et législatives de 2013 alors que Madame Manassa Danioko a été nommé par Decret N°2015-003/P-RM du 3 février 2015.

En l’absence de son Directeur de publication qui n’a pas comparu à l’audience, seul présent à la barre, l’auteur de l’article Moriba Camara a avoué s’être trompé en nomment Madame Manassa Danioko, présente de la Cour Constitutionnelle comme étant la responsable du détournement de fonds évoqué dans le rapport du Végal alors qu’au moment des faits cette dernière n’était même pas encore membre de la Cour constitutionnelle.

« Statuant publiquement, contradictoirement à l’égard du prévenu Moriba Camara, de la partie civile Mme Manassa Danioko et par réputé Contradictoire à l’égard du prévenu Dramane Aliou Koné, en matière correctionnelle et en premier ressort, le tribunal a déclaré les prévenus coupables des faits de diffamation et de complicité de diffamation à eux reprochés et les a condamné six mois d’emprisonnement ferme et au payement de 150 000 francs CFA chacun ».

(jugement n° 1475/RP/2017, n° 024/JGT/2018 du Tribunal de Grande Instance de la Commune VI du District de Bamako)

Source : Malialertes

In the news
Load More