Contestation avant la proclamation des résultats : De quoi ont-ils peur ?

Depuis que les premières tendances ont portées largement IBK à la tête du scrutin. La peur et panique hâtent le camp de Soumi qui signe et persiste la tenue d’un second tour. Le même camp qui clamait « Boua Ka Bla », négocie un second Tour.
Selon la Loi électorale, les résultats provisoires doivent être proclamés « dans cinq jours précédent la date du scrutin », soit le 3 Août, dernier délai. Un laps de temps que les candidats peuvent utiliser pour soulever d’éventuelles irrégularités auprès de la Cour constitutionnelle, structure chargée du contentieux électoral.La direction de campagne de Soumi, le lundi face à la presse, a mis de doutes sur les résultats partiels et a appellé aux partis politiques du Mali, aux associations et aux maliens à se donner la main pour la mise en place d’un grand front anti-IBK.

« Nous nous acheminons bel et bien vers un 2ème tour, entre Soumaïla Cissé et Ibrahim Boubacar Keita. Soumaïla Cissé et les autres candidats, ont contraint IBK à un 2ème tour qui aura lieu le 12 août 2018 », a-t-il déclaré Tiébilé Dramé
puis, Tiébilé a contesté les résultats et a demandé les recomptages de voix.

« Nous contestons à l’avance ce résultat et demandons le recomptage contradictoire dans plusieurs zones au nord », a –t-il déclaré avant inviter autres candidats et leurs soutiens à un grand rassemblement auprès de Soumaïla Cissé pour l’Alternance et le changement le 12 août.

« Il y a eu des villages, où il n’y a pas eu de distribution de cartes d’électeurs. Et, ce n’est que la veille de l’élection que plusieurs préfets ou sous-préfets sont arrivés dans leurs circonscription », a-t-il déclaré.
La peur a donc changé de camp. Le même camp qui clamait « Boua ka Bla », veut manipuler l’opinion pour une contestation avant la proclamation des autorités compétentes. Une attitude de l’opposition qui va à l’encontre de la Loi électorale.
Le directoire de campagne de Soumaïla Cissé invite la presse 1 Août 2018 à une conférence de presse des candidats au scrutin du 29 juillet 2018 à la Maison de presse sur le processus électoral. Qu’est-ce qui n’a pas marché ? Le camp de Soumi chemine-t-il vers une défaite cuisante ? Veut-t-il contester en avance seulement pour obtenir la faveur et l’estime des autres candidats en cas de second tour?

En tout cas cette attitude ne sied pas à la maturité d’un vrai homme politique. La victoire n’a appartient qu’au peuple malien.

La Redaction

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