Bamako abritera du 23 au 24 janvier 2018  la première édition de la Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante

Afin de rendre hommage aux pays africains qui ont ratifié la charte de la renaissance culturelle africaine et encourager les autres à le faire, le Comité international pour la mobilisation de la journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante a sollicité et obtenu du Mali, premier pays à avoir ratifié cette charte, l’organisation de la première édition de la journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante.

 Cette célébration de la culture africaine, qui se tiendra à Bamako du 23 au 24 janvier au palais de la culture, entend fédérer les forces et les énergies autour de la charte de la renaissance culturelle africaine, en vue de faire des arts et de la culture un facteur véritable de développement économique et social du continent africain.

En prélude à cette journée, les membres de la commission d’organisation, présidée par Adama Samassekou, président du Réseau africain des promoteurs et entrepreneurs culturels (Rapec), ont animé une conférence de presse, le jeudi 4 janvier 2018, à la Maison de la presse.

L’Union africaine, sur la base de la législation internationale en lien avec la culture, le patrimoine et les droits humains, a adopté en 1976, la charte culturelle de l’Afrique qui a été révisée les 23 et 24 janvier 2006 à Khartoum, lors de la 6ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement. Intitulé charte de la renaissance culturelle, le document adopté en 2006 répondait à un besoin pour l’Afrique de s’affirmer culturellement dans un monde marqué par la mondialisation. Laquelle pourrait constituer un défi à la fois aux identités culturelles et à la diversité culturelle, du fait de l’évolution rapide des technologies de l’information et de la communication.

Se fixant pour objectif d’affirmer la dignité de l’homme africain et de la femme africaine ainsi que le fondement populaire de leur culture, cette charte associe le progrès et le développement à un environnement propice à une véritable démocratie culturelle. Aussi, la charte de la renaissance culturelle se veut un outil de coopération culturelle internationale, de préservation et de promotion du patrimoine culturel africain.

Cependant, 12 ans après son adoption, la charte n’est toujours pas entrée en vigueur, car elle n’a été ratifiée que par 12 Etats membres malgré la campagne de plaidoyer lancée par l’Union africaine. C’est pourquoi, afin de rendre hommage aux pays africains qui ont ratifié la charte de la renaissance culturelle africaine et encourager les autres à le faire, le Comité international pour la mobilisation de la journée mondiale de la culturelle africaine et afro-descendante a sollicité et obtenu du Mali, premier pays à avoir ratifié cette charte, l’organisation de la première édition de la journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante.

Selon le conférencier, Adama Samassekou, cette journée permettra d’accompagner et de valoriser les promoteurs et entrepreneurs culturels d’Afrique et de sa diaspora, en soutenant les initiatives de divers talents, mais aussi consistera en un alliage entre des espaces d’échanges intellectuels et des espaces de présentation dynamique et physique de la quintessence de la culture africaine.

Les activités prévues durant les deux jours de cette journée sont, entre autres, l’ouverture du village panafricain ; la conférence inaugurale sur la charte de la renaissance culturelle africaine ; l’animation de panels thématiques sur la charte.

Diango COULIBALY/ Journal « Le Reporter »

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