AGENCE DE BASSIN DU FLEUVE NIGER : L’espoir est permis pour 2019 malgré une difficile mobilisation des fonds

L’Agence de bassin du fleuve Niger (ABFN) a tenu le 23 janvier 2019, la 16e session de son Conseil d’administration dans ses locaux, sis à Baco-Djicoroni ACI. A l’ordre du jour, l’examen du compte rendu de la session précédente ; les rapports financiers de l’exercice écoulé ; l’adoption du budget prévisionnel de 2019 et l’approbation des activités programmées. Les travaux de la session étaient présidés par le Secrétaire général du ministère de l’Environnement,  de l’Assainissement et du Développement durable, M. Abdoulaye Berthé, assisté du directeur général de l’ABFN, Abdourahamane Oumarou Touré.

«L’argent est le nerf de la guerre», dit-on. La volonté ne manque pas pour l’atteinte des objectifs visés par l’Agence de bassin du fleuve Niger (ABFN). Ce sont surtout les ressources financières qui font défaut.

Ainsi, l’ABFN n’a pu rentrer en possession que de 41,04 % du budget alloué de 2018. Tout ce qui devait être fait n’a donc pas été fait. L’argent fait défaut pour faire face aux difficultés qui se posent et que pose le fleuve Niger au Mali. Situation aggravante, les dirigeants aux différents niveaux ne peuvent pas le crier sur les toits. Mais, la presse si. Ainsi, nous apprenons qu’une partie du budget est restée bloquée au niveau du ministère de l’Economie et des Finances pour faire autre chose.

Parmi les 20 activités programmées pour 2018, se trouvait la reprise des travaux d’aménagement des berges du fleuve Niger à Diafarabé (centre du Mali). Mais, à cause de l’insécurité recrudescente, les travaux ont été vite interrompus. L’argent frais est donc resté au niveau du Trésor car l’ABFN n’a pas de budget propre.

Il faut savoir que, malgré l’importance capitale du «Nil» du Mali, l’agence traîne de nombreux handicaps séculaires comme le manque de siège et budget propre depuis sa création. Elle vit de subventions, jugées maigres, allouées par le budget d’Etat selon les vents. L’agence ne détient aucune ressource propre et ce mendiant souffre de retard d’adoption des documents qui lui permettent de fonctionner. Au moment où nous mettons sous presse ce numéro de «Le matin», l’ABFN cherche à déménager.

Toutefois, le Conseil d’administration indique que l’espoir est permis pour 2019. Ainsi, le budget prévisionnel est passé de 2815731998  F Cfa en 2018 4.948419985 F Cfa en 2019, soit une haute de 75,14%. Ce qui fait dire au Secrétaire général  du ministère de l’Environnement,  de l’Assainissement et du Développement durable que l’année 2019 est à placer dans le casier «bonnes hospices».

Et M. Abdoulaye Berthé a aussi assuré que «tous les efforts seront faits pour apporter le soutien et l’engagement attendus du département». L’ABFN ne demande pas mieux !

Amadou  Tall

In the news
Load More