ACTION GOUVERNEMENTALE : Des engagements à concrétiser en 2019 pour ressusciter l’espoir

Investi le 4 septembre 2018, Ibrahim Boubacar Keïta a récemment franchi le cap des cent jours de son élection à la Présidence de la République. Un événement célébré le lundi 24 décembre 2018 au Palais de Koulouba. Une occasion pour le Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, de dévoiler les grands axes de la concrétisation du projet de société d’IBK intitulé « Le grand Mali avance ».

La célébration des cent jours du second mandat du Président de la République a été marquée par  l’évaluation des acquis notables et des annonces et mesures fortes pour  l’année 2019. Des actions envisagées pour concrétiser la vision et la volonté du Chef de l’Etat de faire basculer le Mali irrémédiablement dans la modernité en le propulsant sur le chemin vertueux de l’émergence socioéconomique.

Pour la circonstance, le Premier ministre a dévoilé un ambitieux programme d’infrastructures économiques devant faire l’objet d’une loi de programmation quinquennale et mis en œuvre dès janvier 2019. Ce programme est structuré autour d’infrastructures routières et de transport qui fera le maillage de l’ensemble du pays en vue de son désenclavement intérieur et extérieur. Sans oublier la réalisation d’importants projets d’infrastructures économiques, marchandes et culturelles comme la « Cité de la Culture ».

Ces réalisations permettront enfin au Mali de se développer à partir de l’exploitation efficiente de son immense potentiel agricole, sylvo-pastoral, hydraulique, énergétique et minier. Ces initiatives seront soutenues par une politique économique de promotion des investissements et de création de zones économiques spéciales et sous-régionales comme SIKHOBO (Sikasso-Korhogo-Bobo-Dioulasso) visant à tirer le meilleur du potentiel économique des bassins de production (céréales, fruits et légumes, coton, acajou, anacarde, sésame, gomme arabique, etc.).

«L’économie malienne doit être insérée dans les chaînes de valeur internationales à travers la création de zones économiques spéciales», a souligné Soumeylou Boubèye Maïga. Et d’ajouter que, dans le souci d’accroitre l’attractivité du Mali et de donner à notre capitale sa place dans l’environnement sous-régional, africain et international, un ambitieux programme présidentiel de rénovation urbaine sera bientôt dévoilé.

Selon le chef du gouvernement, il s’agit de faire de Bamako la vraie vitrine du pays, un hub régional, une destination connue et prisée en Afrique pour les affaires, le tourisme, les arts, la culture et les conférences internationales.

Pour mettre efficacement en œuvre la vision présidentielle en matière de solidarité et de développement humain, le Premier ministre a annoncé des mesures visant la transparence et la réduction du train de vie de l’Etat pour accélérer son redressement. Les économies réalisées viendront en soutien aux couches les plus vulnérables dans un esprit de solidarité nationale.

«L’autorité de l’Etat doit continuer à s’affirmer pour mettre fin au laisser-aller et à l’anarchie et pour renforcer la confiance des citoyens dans l’action publique. Les mesures fortes et justes prises suite à notre visite sur le chantier des logements sociaux de N’Tabacoro seront de mise chaque fois que l’intérêt public le commande. Des mesures fortes et justes pour réduire le train de vie de l’Etat et élargir la chaine de solidarité aux couches défavorisées», a promis Soumeylou.

A ces actions s’ajoute la redynamisation du secteur privé à travers l’adoption d’un décret sur la commande publique. Il s’agit de créer un environnement propice à la lutte contre la corruption. Désormais, a promis le Premier ministre, le gouvernement entend mener sans relâche et sans faille ce combat pour «une gouvernance exemplaire, vertueuse, gage de tout développement économique et de justice sociale».

Devant l’assistance, Soumeylou Boubèye a présenté un ensemble d’actions et d’initiatives visant à «transformer le Mali» et à mieux «servir les Maliens» au cours de ce second et dernier quinquennat du président Ibrahim Boubacar Keïta.

«Il s’agit là, d’actions concrètes, étudiées dont les financements sont acquis», a assuré le président IBK visiblement très rassuré et confiant par l’exposé de son Premier ministre. «C’est la préfiguration de ce qui va être dès janvier 2019», s’est-il engagé, le sourire aux lèvres. Le chef de l’Etat attache beaucoup d’intérêt à la nécessité de poursuivre la mécanisation agricole. Cela, en plus des 15 % du budget national accordé au secteur agricole pour impulser le développement du pays.

Par rapport à la contestation par une frange de la classe politique de son élection et de certaines décisions comme la prorogation du mandat des députés, IBK a martelé qu’il «n’y a pas de problème entre le président de la République et aucun citoyen malien… Il est de l’intérêt du pays qu’on évite de tout personnaliser… Ma main est tendue mais si elle rencontre le vide, c’est ça le problème. Nous sommes là, fédérateur, rassembleur au service du Mali».

«La haine est trop lourde pour moi. Je n’ai pas d’épaule pour la porter. Ma porte restera toujours ouverte. En tant que président et en tant qu’aîné de certains», promet-il. Et du coup, il remet la balle dans le camp de l’opposition en la mettant devant ses responsabilités !

Kader Toé



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