70ème anniversaire de la déclaration des droits de l’homme : Le GRADEM se penche sur la situation des aide-ménagères au Mali !

Sous l’égide de l’Ambassadeur de l’Union Européenne, Alain Holleville, le Groupe de Recherche Action Droits de l’Enfant Mali(GRADEM) a célébré à son siège sis à Faladié, le 10 décembre, la journée des droits de l’homme, qui marque le 70ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme. C’était en présence, du directeur exécutif de GRADEM, Antoine Aplogan, de la représentante du ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Mme Kanouté Awa Doumbia et d’une forte mobilisation des aide-ménagères.
A l’entame de cette cérémonie, le chef de la délégation de l’Union Européenne a tenu à placer l’évènement dans un contexte unique : « que nul ne soit laissé pour compte ». Cela pour rappeler à tous l’obligation de respecter les droits de l’homme, en droite ligne avec les Objectifs de Développement Durable 2030 des Nations-Unies. C’est pourquoi, dira M. Alain Holleville, la Délégation de l’Union Européenne a porté son choix sur la visite à l’occasion de la journée des droits de l’homme, au centre d’accueil pour jeunes filles en détresse.
Selon lui, les aide-ménagères de Bamako sont un exemple frappant de la réalité des violations des droits de l’homme au Mali. Plus de 80% d’entre elles, dit-il, ont moins de 18 ans dont 30% de moins de 15 ans, forcées à travailler et à abandonner l’école prématurément. Ces jeunes filles, poursuit M. Holleville, travaillent dans des conditions précaires et sont souvent victimes de violences psychologiques, physiques et sexuelles.
Pour sa part, le directeur exécutif du GRADEM s’est prononcé sur ce qui est ressorti des échanges avec les aide-ménagères. Comme pour, leur prendre en témoin, il déclare : « Les aides ménagères disent qu’elles ont maintenant grâce à la formation, un bon salaire, qui leur aide mieux à réunir le pécule, qu’elles sont venues chercher pour rentrer au village ».
Dans cette dynamique, il a soutenu que les aide-ménagères estiment également avoir apprises des connaissances nécessaires dans l’art culinaire, d’hygiène, d’entretien de la maison et de comportement.
A son tour, la représentante du ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille dira que l’exode des enfants est une vieille réalité socioéconomique et culturelle dans notre pays. Il est, affirme Mme Kanouté Awa Doumbia, de plus en plus cadré par différentes initiatives de l’Etat et de la société civile, cela pour plus de respect des droits des enfants.
A noter que cette cérémonie a été soldée par la visite du ‘’Centre Bamunan Espoir et Vie’’ qui abrite la formation des aides ménagères sur la savonnerie, la couture et la restauration dans la cour du GRADEM.

Fatoumata Coulibaly

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