30 milliards de Fcfa annoncé par le gouvernement pour l’assainissement de la ville de Bamako 

Bamako, la capitale malienne, abrite du 11 au 16 février 2018, le 19ème  congrès International et exposition de l’Association Africaine de l’Eau (AAE). Le thème retenu est : «  accélérer l’accès à l’assainissement et l’eau pour tous en Afrique face aux défis du changement climatique ». A l’ouverture officielle des travaux, tenue  le 12 février à l’hôtel Laïco de l’amitié, le ministre de l’Energie et de l’Eau, Malick Ag Alhousseyni, a  annoncé  le lancement, très prochaine, d’un  vaste   programme d’assainissement de la ville de Bamako pour un montant de 30 milliards de Fcfa.

La cérémonie d’ouverture des travaux  était présidée par Soumeylou Boubèye Maïga, Premier ministre. Il avait à ses côtés Malick Alhousseyni, ministre de l’Energie et de l’Eau, Mme  Keïta Aïda M’bo, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Boubacar Kane, directeur de la Somagep-Sa et non moins président du Congrès et Abderrahim El Hafidi, président de l’AAE et plusieurs personnalités de marque.

Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga,  a indiqué  l’accès à l’eau potable et à l’assainissement figurent en bonne place dans le Programme d’urgence sociale du Président de la République. «  c’est le minimum social que le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, a décidé d’offrir à la population », a-t-il declaré.  L’occasion pour lui de rappeler que 109.544 branchements ont été réalisés dans plusieurs localités du pays dans le cadre du Programme présidentiel d’urgences sociales relatif à l’accès à l’eau potable « Le  programme va se poursuivre avec 200 000 autres branchements », a-t-il déclaré.

De son côté, Malick Alhousseyni, ministre de l’Energie et de l’Eau, a annoncé qu’un vaste programme d’assainissement  est prévu dans les mois à venir. Selon lui, ce programme découle du schéma directeur de Bamako qui prévoit des infrastructures de collectes, de relevage  et de station d’écurage des eaux usées et des boues de vidange. « Les travaux devront durer 24 mois avec un coût total d’environ 30 milliards, financé par le gouvernement avec l’appui de la Banque Afrique de Développement. La 1ère phase est prévue sur la période 2017-2021 qui va consister à traiter un volume d’eaux usées de 600 m3 par jour », a-t-il précisé. Concernant les deux prochaines phases couvrant les périodes (2022-2026 et 2026 -2032), il a fait savoir que le système évoluera progressivement vers la construction des réseaux d’eaux usées et de station d’épurage.

Pour sa part, Boubacar Kane, Directeur Général de la Société Malienne de Gestion de l’Eau Potable (SOMAGEP-SA) et Président du Congrès, il a estimé que le thème  retenu est d’actualité. « Plusieurs études ont démontré que le changement climatique a un impact négatif sur les ressources en eau », a-t-il fait de remarquer. Avant préciser  que selon une étude de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), plus de 600 millions de personnes dont la moitié  se trouve en Afrique Subsaharienne, n’ont pas accès à l’eau potable. « 4,4 milliards de personnes, soit 60% de la population mondiale ne reçoit pas un cadre d’assainissement adéquat », a-t-il affirmé.

 

 B. SIDIBE

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